Elle se cache dans la montagne dans une grotte!

Publié le par Shaya

Enfin c'est ce que je devrais faire : me cacher dans une grotte au fin fond d'une vallée perdue.

C'est même carrément ce que J'AIMERAIS FAIRE!

 

Un endroit où il n'y aurait ... PERSONNE!

Personne qui me parle, personne qui me demande de l'écouter, personne qui attende une réponse,

 

Un endroit où il y aurait juste moi, et moi, et le silence.

Pour mieux pouvoir recharger les batteries.

 

Mais voilà ... mon ilot de silence où je pourrais me reposer, je ne l'ai pas.

Et en attendant il faut tenir.

 

11e jour de travail d'affilée. Ca devient critique.

Là ça l'a été plus tot que d'habitude. Normalement c'est la dernière matinée qui est critique, le dernier réveil, les dernières heures de travail, mais là depuis déjà 2j je lutte ...

Pour ne pas mordre les gens dès qu'ils parlent. Ne pas leur dire de fermer leur gueule, que je m'en cogne de ce qu'ils disent, de ce qu'ils veulent. Ne pas mettre des coups de pied, des claques parce que je ne supporte plus les gens.

 

Parce que oui au bout de 11j sans repos je ne supporte plus les gens!

Sauf que c'est avec des gens, pour des gens, que je ne bosse.

J'ai beau rêvé qu'ils se transforment en poireaux, en pommes ou en bouilloires électriques pour ne plus me faire chier, et que je puisse les négliger ... ça ne marche pas!

 

Il faut tenir.

Prendre sur soi. Envers et contre tout.

Parce que les gens en face de toi, tes problèmes ne sont pas leur problème.

Alors il faut serrer les dents, faire comme si on n'avait pas mal à la tête, comme si on n'était pas fatiguée, ne pas montrer qu'on a envie de pleurer.

 

On m'a dit récemment que j'étais corsetée.

Oui je le suis. Par ce travail aussi qui m'oblige à m'endurcir, à me tenir droite alors que j'ai juste envie de m'allonger par terre. Comme une armure.

 

C'est le temps où je fonctionne sur mes réserves. Et le peu qu'il me reste de patience, de compassion et d'écoute n'est pas pour mon entourage.

Ce n'est pas le moment de me parler de collègue Bidule, de voisin Truc ou de chef Machin. Là vraiment, ce n'est pas le moment, je vais juste être capable de m'en foutre. Le mieux c'est de ne pas me parler, pas de faire comme si je n'était pas là, juste me parler le moins possible et ne pas me demander de parler.

Si j'ai le courage de demander comment ça va, comment s'est passé le travail, je le ferai. Si ce n'est pas le cas, non, vraiment ce n'est pas une bonne idée.

 

Vivement midi...

Publié dans Me - I and Myself...

Commenter cet article