Dilouli Dilouli Dilouli

Publié le par Shaya

J'aime bien la façon de travailler de mon cerveau, il bosse tout seul en souterrain sur des sujets pas forcément prioritaire (mais toujours un peu d'actualité) et puis soudain il me sort le résultat.

Du coup ça me fait l'impression d'une mécanique qui s'assemble soudain devant mes yeux.

 

J'ai déjà parlé un peu ici, de mon incapacité chronique à prendre le téléphone pour appeler les gens que j'aime.

Je sais qu'ils en souffrent, je sais qu'ils souffrent de mon silence et pourtant j'ai beau le savoir j'ai du mal à dépasser ça.

C'est toujours une bataille contre moi-même pour prendre le téléphone juste pour prendre des nouvelles.

Pour moi le téléphone c'est juste fonctionnel : on appelle quand on a un truc à demander.

 

Mais je n'avais jamais compris pourquoi.

Pourtant j'ai cherché.

Parce que je pense qu'on ne peut pas dépasser les choses si on ne sait pas d'où elles viennent.

Mais je n'ai pas de traumatismes liés au téléphone, pas d'histoires particulières, rien qui me soit venu à l'esprit pendant ces mois où je me suis interrogée sur les raisons de ce problème que je semble avoir avec le téléphone.

 

Et puis hier matin j'ai compris.

Je réfléchissais suite à un mail reçu dans la nuit qui avait évoqué notamment mon rapport au téléphone.

De fil en aiguille la réponse me concernant m'est apparu.

 

J'ai du mal à appeler les gens parce que le téléphone ne me satisfait pas.

J'aime les silences, beaucoup, j'ai décrit ici mon rapport au silence qui est bien différent de celui de la plupart des gens.

Mais un silence ça ne se partage bien que quand on est physiquement réuni.

Pas de silence possible au téléphone. Et finalement juste un court moment échangé.

 

C'est surtout ça mon problème avec le téléphone ... l'absence de présence physique.

Je ne me satisfait pas d'entendre la voix de quelqu'un même 10 mn tous les jours si je le peux pas le/la voir régulièrement.

Moi je veux les appeler pour leur dire "hey viens chez moi on va passer l'aprem ensemble à discuter en buvant du thé" ou à faire les magasins ou à jouer à la wii ou à bouffer des gateaux apéros devant une série etc... etc... etc...

Je m'en fous.

Mais le temps passé se comptera en heures et pas en minutes.

 

J'ai passé deux ans à voir Nyna en cours tous les jours, et on se voyait le soir aussi ou les week ends.

J'ai passé 4 ans à supporter l'Ardéchois quotidiennement aussi ou presque...

Alors non, je ne me satisfait pas de les appeler 10 minutes ou 20 ou 30.

Du coup je ne les appelle pas du tout ...

 

Ca ne changera rien pour eux, rien au fait qu'ils souffrent de mon silence.

Mais moi ça me soulage de comprendre enfin.

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Publié dans Me - I and Myself...

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Commenter cet article
C
<br /> <br /> Je comprends.<br /> <br /> <br /> Mais... question... eux ne t'appellent pas ? ou s'ils t'appellent est-ce que tu ne réponds pas ? et comment cela se passe-t-il si tu réponds ?<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Non ils n'appellent pas, vraiment pas souvent en tout cas<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Tout pareil, exactement.<br /> <br /> <br /> Je rajouterais que je n'aime pas qu'on appelle pour papoter c'est comme si on se pointait à l'improviste chez moi et je n'aime pas ça. Quand une personne est présente le temps que je passe avec<br /> elle lui est consacré, au téléphone, ça me dérange, j'ai autre chose à faire que rester plantée à parler dans le vide donc je bouge, je fais des trucs et je n'écoute que d'une oreille distraite.<br /> <br /> <br /> Manque de bol la plupart des gens avec qui j'ai les conversations les plus intéressantes sont loins...le téléphone est donc incontournable, mais très dérangeant !<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Pareil pour l'éloignement ... malheureusement.<br /> <br /> <br /> <br />
M
<br /> <br /> Shaya qui rit, Shaya qui gueule, mais Shaya qui avance.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> C'est mieux non?<br /> <br /> <br /> <br />