Seul face à soi-même...

Publié le par Shaya

L'autre jour je regardais un mini docu à la tv qui parlait d'un groupe non-expérimenté parti relier Chamonix à Zermatt en ski de rando.

(Accompagné de guides, je vous rassure, c'est juste qu'ils n'ont ni l'habitude de la haute-montagne, ni forcément l'entrainement physique pour)

 

L'un des membres a dit quelque chose qui m'a rappelé une autre phrase, entendue cette fois dans l'une des mini-séries de reportage diffusées en fin du JT de France 2 et qui parlait cette fois des scientifiques de la base Dumont d'Urville en terre Adélie : en gros que ce soit à 3000m d'altitude ou en Antarctique, ils étaient seuls face à eux-mêmes.

 

Ca m'a rappelé l'intervention d'un psychiatre lue/entendue/vue (je ne sais plus ni qui était ce psy) à propos de l'addiction aux réseaux sociaux ou aux sms (en fait passer son temps sur son téléphone ou sur son ordi c'est ça).

Il disait que maintenant on ne savait plus être seul. Et que c'était un vrai problème.

Maintenant on est perdu sans l'autre ... On a besoin de l'autre, de l'attention de l'autre, du regard de l'autre pour se sentir existé et s'il n'est pas là alors l'angoisse arrive : on passe son temps à regarder son téléphone pour vérifier si on a pas de message etc... etc... etc ... et sinon on se sent perdu...

D'autant plus si on a rien à faire à ce moment là à part attendre.

Un peu comme les fumeurs qui se donnent bonne contenance en allumant une clope dès qu'ils doivent attendre dehors.

 

Et on ne se retrouve jamais seul face à soi-même.

Pour beaucoup tant mieux, se retrouver seul face à eux-mêmes leur est insupportable. S'affronter tel qu'on est, repenser à ce qu'on a fait ou dit, analyser ses actes ... tant de choses que beaucoup ne semble pas faire.

Avant aussi hein, les sms, Twitter et FB n'y ont rien changé, sauf qu'avant on regardait la tv au lieu d'avoir besoin des autres pour se distraire de notre propre "bruit mental".

 

J'ai compris aussi pourquoi j'aimais tant la piscine.

Quand je nage, je suis seule avec moi-même. Mon corps s'active mais mon esprit n'a pas besoin d'intervenir et il peut réfléchir au reste.

A part éventuellement les autres nageurs de ma ligne d'eau qui peuvent me déranger et encore pour peu que ça soit de bons nageurs ça n'arrivera pas, je suis absolument tranquille!

Mon téléphone peut bien sonner autant qu'il veut je m'en cogne, on peut bien vouloir me demander tout ce qu'on veut je m'en fous!

Je suis seule avec moi-même et le silence aquatique.

La natation ne requiert d'effort conscient de ma part que pour compter la distance parcourue et éventuellement penser à la qualité de mon mouvement de nage ou ma respiration.

Le reste est totalement disponible pour moi.

 

Et j'aime beaucoup ça.

 

J'aime les gens, tant que je peux raler autant que je veux après eux en tout cas, mais j'ai vraiment besoin de moment où je suis seule avec moi même.

Des moments où je suis loin du bruit qu'ils font, du mouvements qu'ils induisent.

Et ça fait du bien.

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Publié dans Me - I and Myself...

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V
<br /> <br /> Bien d'accord avec toi pour la natation que je pratique régulièrement, je me concentre sur le nombre de longueurs efectuées, la respiration et le mouvement. Je passe aussi  en rétrospective<br /> certaines choses qui m'occupent l'esprit mais en mode light, la concentration est autre pendant la nage, les sujets sont effleurés un peu comme dans les songes tandis que le corps lui effectue le<br /> mouvement. D'ailleurs au même titre qu'il parait que les rêves réorganisent la mémoire du cerveau, cet instant privilégié lors de la natation relaxe l'esprit autant que le corps, on en ressort un<br /> peu groggy mais vivifié, comme neuf. Je retrouve un peu de ça lors de la course à pied mais les éléments extérieurs sont beaucoup plus présent que dans l'élément aquatique, la déconnection de<br /> l'esprit ne s'opère pas autant. Pour revenir au sujet de ton billet qui est la solitude, les heures passées sur Twitter, les blogs, Facebook ou autres sont autant de temps que je ne passe pas<br /> dans des bars où je pourrais rencontrer socialement des copains. Avant internet et mon addiction actuelle, c'est bien ce que je faisais. Et tu as raison, dans mon cas ça a totalement remplacé la<br /> télé que je visionnais uniquement pour les infos. Ce qui m'ennuie et ça bonnombre de blogueurs en parle c'est l'addiction et le temps que je passe sur l'ordi. Un jour, je le sais, j'enverrais<br /> tout valdinguer.<br /> <br /> <br /> <br />
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S
<br /> <br /> Tout Vladinguer? ;-) (Ca fait une heure que je la garde au chaud celle-là tellement j'avais envie de la faire en lisant ton comm')<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Je suis inapte pour la course à pied alors j'aurais du mal à comparer par rapport à la natation mais le silence est un élément essentiel pour moi. Peut etre courir avec un lecteur mp3... et<br /> encore ça ne serait pas pareil je pense.<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> J'ai tendance à penser que le temps passer en échange sur Internet ou dans un bar est le même, sauf que le support change.<br /> <br /> <br /> Mais si le temps que tu passes sur ton ordi te gène, je crois que ça passera. Plus le temps passe et moins je me sens contrainte par mon ordi ou mon tel (pour Twitter).<br /> <br /> <br /> Ce sont les gens avec qui j'ai crée des liens qui me retiennent encore parce que c'est souvent le support le plus confortable pour nous pour échanger.<br /> <br /> <br /> Enfin c'est compliqué ...<br /> <br /> <br /> <br />