Partir ...
Là tout de suite maintenant, si je m'écoutais je plaquerais tout.
Je quitterais ma situation matérielle confortable, je couperais les ponts avec tout le monde, je me débarrasserais des contraintes qui pèsent sur moi et qui m'étouffe et je partirais...
En France ou ailleurs peu importe.
Sans un regard en arrière, sans une once de regret.
Sensation de suffocation.
J'ai l'impression de passer à côté de ma vie.
J'en ai assez d'être responsable pour tout le monde aussi.
J'ai envie d'être libre.
Je sais que ça ne sera jamais le cas.
Ca me donne envie d'hurler.
Sentiments accentués par le fait d'avoir dit au revoir aujourd'hui à une personne qui part à Toulouse sans trop savoir où elle va ...
Toulouse ... entre toutes les destinations que cette personne pouvait prendre, la plus douloureuse pour moi.
En même temps c'est ma faute, à force de lui dire à quel point j'ai aimé Toulouse, ça lui a donné envie d'y aller.
Mais à moi ça me fout juste les boules...
[Edit de quelques heures plus tard : c'est bon la crise est passée ... L'envie de partir est toujours là mais le serpent qui m'empêchait de respirer s'est relaché, et l'impression de passer à côté de ma vie a disparu aussi... Je pourrais supprimer ce texte, j'en ai super envie. Je vais le laisser, par honnêteté, parce que comme pour tout le monde ce n'est pas toujours fête, cotillons et conneries en Shayalandie.]